Monthly Archives: juin 2012

CONFERENCE: VIDEO-DEBAT AVEC L’INSTITUT HISTORIQUE DU TEMPLE DE JERUSALEM

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GALA DES JEUNES: VENEZ NOMBREUX, ENTRÉE GRATUITE (RÉSERVEZ VOTRE PLACE)

VENEZ NOMBREUX

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Haftara de la semaine: Kora’h

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Comme chaque semaine, le Service Jeunesse en partenariat avec le M.S.A., vous met à disposition la Haftara de la semaine (traduite en français), pour comprendre toujours plus pourquoi notre Torah demeure éternelle. Cette semaine Haftara de Kora’h (1 Samuel 11:14 – 12:22)

 14 Alors Samuel dit au peuple: « Venez, allons à Ghilgal, pour y consacrer de nouveau la royauté. » 15 Et tout le peuple se rendit à Ghilgal, et là, à Ghilgal, devant le Seigneur, ils proclamèrent Saül roi, là ils immolèrent des victimes rémunératoires devant le Seigneur, et Saül et tous les Israélites y firent de grandes réjouissances.

1 Alors Samuel dit à tout Israël: « Or donc, j’ai condescendu à tout ce que vous m’avez dit, j’ai établi sur vous un roi. 2 Désormais, c’est ce roi qui marche à votre tête; pour moi, je suis vieux et caduc, et mes fils sont confondus parmi vous; mais je vous ai gouvernés, moi, depuis ma jeunesse jusqu’à ce jour. 3 Eh bien! Accusez-moi à la face de l’Eternel et à la face de son élu, s’il est quelqu’un dont j’aie pris le bœuf ou l’âne, quelqu’un que j’aie lésé ou pressuré, quelqu’un qui m’ait déterminé, par un présent, à fermer les yeux sur sa faute… Je suis prêt à vous le rendre. » 4 Ils répondirent: « Tu ne nous as point lésés, point pressurés, tu n’as rien accepté de personne. » 5 Et il leur dit: « Dieu soit témoin contre vous en ce jour, et témoin son élu, que vous n’avez rien trouvé à ma charge! » Et l’on répondit: « Qu’ils soient témoins! » 6 Et Samuel dit au peuple: « Dieu, dis-je, qui suscita Moïse et Aaron, et qui tira vos aïeux du pays d’Egypte!… 7 Et maintenant tenez-vous là, je veux vous prendre à partie devant l’Eternel, vous rappeler tous les bienfaits qu’il a dispensés à vous et à vos pères, 8 alors que Jacob était venu en Egypte, et que vos pères implorèrent l’Eternel, et qu’il donna mission à Moise et à Aaron de faire sortir vos pères de l’Egypte et de les installer dans ce pays-ci. 9 Mais eux, ils oublièrent l’Eternel, leur Dieu; et il les livra à Sisara, chef de l’armée de Haçor, et aux Philistins et au roi de Moab, qui leur firent la guerre. 10 Alors ils implorèrent l’Eternel en disant: « Nous sommes coupables! Car nous avons abandonné le Seigneur pour servir les Bealim et les Astaroth; mais à présent délivre-nous de la main de nos ennemis, nous voulons te servir! » 11 Et le Seigneur a suscité Jérubbaal et Bedân, Jephté et Samuel; il vous a soustraits au pouvoir de vos ennemis d’alentour, et vous avez recouvré la sécurité. 12 Or, voyant que Nahach, roi des Ammonites, marchait contre vous, vous m’avez dit: « Non, c’est un roi qu’il nous faut », quand vous aviez pour roi l’Eternel, votre Dieu!13 Eh bien, voici ce roi que vous avez voulu, que vous avez sollicité; le voici, Dieu vous l’a donné, 14 à condition que vous révériez l’Eternel; que vous lui rendiez hommage et obéissance, que vous ne soyez point rebelles à sa parole, et que vous demeuriez, vous comme le roi qui vous gouverne, fidèles à l’Eternel, votre Dieu. 15 Mais si, indociles à la voix de l’Eternel, vous méconnaissez sa parole, la main de l’Eternel vous atteindra comme elle atteignit vos pères. 16 En ce moment même, préparez-vous à être témoins d’une chose insigne, que le Seigneur va accomplir à vos yeux. 17 N’est-ce pas, c’est aujourd’hui la moisson du froment? Je vais invoquer le Seigneur, pour qu’il fasse tonner et pleuvoir: comprenez alors et voyez combien vous avez mal agi aux yeux du Seigneur en demandant un roi. » 18 Alors Samuel invoqua le Seigneur et le Seigneur, ce jour même, fit tonner et pleuvoir; et tout le peuple éprouva un profond respect pour Dieu et pour Samuel, 19 et tous dirent à Samuel: « Intercède pour tes serviteurs auprès de l’Eternel, ton Dieu, afin que nous ne mourions pas, pour avoir, à tous nos péchés, ajouté le tort de demander un roi! »20 Samuel répondit au peuple: « Soyez sans crainte. Oui, vous êtes bien coupables; du moins ne cessez jamais de suivre l’Eternel, servez l’Eternel de tout votre cœur. 21 Vous ne le quitteriez que pour des idoles de néant, impuissantes à secourir et à sauver, puisqu’elles sont néant. 22 Mais l’Eternel ne délaisse point son peuple, pour l’honneur de son saint nom, parce qu’il lui a plu de vous adopter pour son peuple.

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Cours de Nathanaël Mimoun: Les 10 Commandements

Nathanaël Mimoun

Résumé du cours donné à Chavouot, Lundi 28 Mai 2012, entre Minh’a et Arvit.

(Ce cours est basé sur les enseignements du Maharal de Prague au ch.36 de son Tiferet Israel)

Les 10 paroles (« commandements ») ont était partagées en deux tables, 5 dans chacune, pour une raison bien précise : Le monde est basé sur l’idée de עילה ועלול, c’est-à-dire de cause (עילה) et conséquence (עלול). En effet, la cause de toute chose, de toute existence, est D.ieu Lui-Même, Créateur du monde et des créatures qui le peuplent ; la conséquence est ce qui découle de la cause, ici c’est l’homme, but de toute la création. Le Maharal affirme que la 1ère Table évoque la « cause » (i-e D.ieu), tandis que la 2nde traite de sa « conséquence » (en l’occurrence, l’homme).

Il ajoute que ces עשרת הדיברות sont présentés suivant un ordre précis, partant du sujet le plus profond jusqu’au plus extérieur :

  1. Le 1er commandement nous demande de croire en l’existence d’une source, d’un début qui existe, en effet il est dit : אנכי ה’ אלהיך, Je suis l’Eternel ton D.ieu, et celui qui ne croit pas en cela, va à l’encontre du principal.

(Puisque D.ieu est la source de toute chose donc c’est normal que celui qui ignore la source, ignore le principal car il n’y a rien sans source.)

  1. Le 2nd est לאֹ-יִהְיֶה לְךָ אֱלהִֹים אֲחֵרִים, Tu n’auras point d’autre D.ieu que moi, c’est-à-dire, tu n’associeras aucune « divinité » avec moi. Même si un individu conçoit qu’il existe une source à toute chose, mais qu’il sert, dans le même temps, une autre « divinité » que D.ieu (has véchalom), il transgresse לאֹ-יִהְיֶה לְך. Ce commandement se situe « moralement » en-dessous du 1er, dans la mesure où celui qui sert une autre divinité, même s’il ne contredit pas l’idée qu’il existe une source première, n’attribue pas à Hashem les notions d’Omnipotence et d’Omniprésence.

(En effet un homme peut être amené à respecter la 1er Mitsva et malgré cela transgresser la 2nde, quand, par exemple, il pense qu’il existe une source première à l’humanité, mais considère que cette source est tellement haute qu’elle ne peut également s’occuper de ce bas monde [ce qui contredit la caractéristique d’Omnipotence] ; cet homme place alors un intermédiaire [ce qui contredit la caractéristique d’Omniprésence] et commence à le servir. C’est la raison pour laquelle ce commandement est en 2nde position puisqu’il ne va pas à l’encontre de l’existence même de D.ieu, mais ne fait « que » diminuer le niveau de cette Existence.)

  1. Le 3e est לאֹ תִשָּׂא, Tu n’invoqueras point le nom de l’Éternel ton Dieu à l’appui du mensonge. A propos du 2nd Commandement, et à plus forte du 1er, il est dit que celui qui les transgresse, détruit le principal ou sinon diminue l’Existence de D.ieu ; mais à propos de ce 3e Commandement, il est dit de celui qui le transgresse qu’il ne détruit pas l’Essence de D.ieu mais qu’il faute à l’encontre de Son Nom et qu’il profane ainsi Son Honneur. Cela est donc bien « en-dessous » d’une faute commise à l’encontre de Son Essence.

(En effet le nom d’Hashem Est Son Honneur, car Il Se fait connaître sous ce Nom et ce dernier renferme toutes ses qualités. Un homme qui fait un serment mensonger sur le nom de D.ieu montre que D.ieu n’est pas (à ses yeux) un D.ieu de vérité (has véchalom) et bafoue ainsi l’honneur d’Hashem qui est la Vérité absolue. C’est la raison pour laquelle ce commandement est en 3e position).

4.  Après cela il y a le 4e commandement qui est זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ, Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier, car le Shabbat témoigne ici d’une Existence Qui Agit et Qui A tout créé. (En effet, lorsqu’un Juif respecte le Shabbat, il le fait en souvenir que D.ieu « S’Est reposé » le 7e jour ; or s’il y eut repos c’est qu’il y eut fatigue, donc nous déduisons du Shabbat que c’est D.ieu Qui Créa le monde durant les 6 jours qui l’ont précédé.)

Ce commandement est en 4e position car celui qui transgresse le 3e, comme nous l’avons vu, porte atteinte à l’honneur d’Hashem ; alors que celui qui transgresse le 4e porte atteinte à l’action d’Hashem, car il montre qu’il n’est pas d’accord avec l’idée que D.ieu Ait tout créé. (Or, l’action est plus extérieure que l’honneur).

  1. Le 5e est כַּבֵּד אֶת-אָבִיךָ וְאֶת-אִמֶּךָ, Honore ton père et ta mère, et cela est après le respect dû au Shabbat, car ce dernier montre que celui qui Agit est celui qui a tout créé ; mais le père et la mère n’agissent pas sur « le général », ils agissent seulement  sur « le particulier », car tout père et mère sont la source de ce qui découle d’eux ; et ce commandement fait aussi référence à « la cause », à Hashem.

En effet, il est dit dans le Talmud Traité Kidouchine (page 30b) :

« Il y a trois associés dans la création d’un homme : le Saint bénit soit-Il, son père et sa mère. Lorsqu’un homme honore son père et sa mère, le Saint bénit soit-Il dit : ‘Je considère cela comme si j’avais résidé parmi eux et qu’ils M’aient honoré’. […] Lorsqu’un homme afflige son père et sa mère, le Saint bénit soit-Il dit : ‘J’ai bien fait de ne pas résider parmi eux, car si j’avais résidé parmi eux ils M’auraient affligé.’ »

Ainsi, l’honneur aux parents concerne Hashem puisque les parents s’associent avec Lui pour donner naissance à l’enfant, et donc lorsque ce dernier respecte ses parents qui se sont associés au Saint bénit soit-Il pour sa conception, ce respect arrive à l’associé et cela revient à avoir honoré D.ieu, et il en est de même pour le non-respect. Nous voyons donc bien que les 5 premiers commandements sont tous liés à l’idée de עילה, de cause, et que cela commence par le principe le plus profond (l’existence) et finit par le plus extérieur (l’action).nToutefois les 5 derniers commandements nous enseignent ce qui est défendu de faire à l’homme en tant que  עלול, conséquence, d’Hashem ; et ceux-là aussi commencent par le « principe » le plus élevé vers celui le plus bas.

  1. לֹא תִרְצָח, Ne commets point d’homicide, est le 1er des 5 derniers car celui qui le transgresse, faute à l’égard de l’essence de « la conséquence » qui est créé à l’image de D.ieu .
  1. Le 7e est לֹא תִנְאָף, Ne commets point d’adultère, cette faute ne concerne pas l’essence même de la conséquence mais ce qui la complète. En effet, la femme est עזר כּנגדו, c’est-à-dire ce qui permet à l’homme d’être complet, ainsi celui qui transgresse ce commandement fait perdre à l’homme ce qui lui permet d’être entier, car la femme est כּגופו, comme le corps de son mari. En effet il est écrit (Bereshit 5,2) :

זכר ונקבה בראם ויקרא שמם אדם, Il les créa mâle et femelle et les appela l’homme, donc mâle et femelle ensemble sont appelés « homme », comme le disent nos Sages : « Tout Israël qui n’a pas de femme n’est pas appelé ‘ homme ‘  » (Yebamot 63a) ; celui qui commet l’adultère fait ainsi perdre à cet homme son moyen de devenir un homme. Il est donc logique que ce commandement soit positionné juste après לֹא תִרְצָח, car celui qui tue, faute à l’égard de l’essence, de l’existence de l’homme ; et celui qui transgresse             לֹא תִנְאָף, faute à l’égard du niveau qui permet à un homme d’en être un.

  1.  Après cela il y a לֹא תִגְנֹב, Ne commets point de larcin, qui se situe juste après, car celui qui transgresse cette parole, prend une chose qui ne lui appartient pas, et cela n’est pas du même niveau que celui qui attaque l’existence d’un homme, ou ce qui lui permet d’être entier.

(Nous pouvons expliquer cette différence de la manière suivante : ici nous parlons du kidnapping, le vol d’êtres humains ; cela ressemble à l’adultère qui est « la prise » de la femme de l’autre, car après cet acte d’intimité interdit, elle devient interdite à son mari, et à cause de cela, ce dernier perd sa moitié et donc une partie de son existence. En revanche, à cause du kidnapping, l’homme capturé perd son honneur d’être un homme libre, mais pour autant il reste un homme.)

 

  1. Le 9e commandement est לֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר, Ne rends point contre ton prochain un faux témoignage, cela correspond à l’interdit de faire un faux témoignage, c’est-à-dire de changer la réalité d’un événement  qui concerne un homme. Et cela est moins grave que la faute de voler, car voler touche l’action, le concret, alors que le faux témoignage reste au niveau de la parole, qui est plus extérieure à l’autre.
  1. Enfin, la dernière parole est לֹא תַחְמֹד, Ne convoite pas. Sachant que la convoitise se ressent dans le cœur, elle renvoie à un niveau plus inférieur, celui de la pensée, tandis que le faux témoignage se réalise par une action, le mouvement des lèvres. Même si la Me’hilta affirme qu’un homme n’est coupable de convoitise que s’il est passé à l’acte, le commencement étant le principal de la faute, on considère que l’homme est fautif dès lors qu’il éprouve un tel sentiment.

Ainsi, nous venons de comprendre la raison profonde de l’ordre des עשרת הדיברות, qui nous permet d’avoir une optique de vie basée sur ces 2 principes qui sont la cause (D.ieu) et la conséquence (l’homme). En effet, la Torah est l’essence de notre vie, qui prend sens grâce à elle, et qui permet un perfectionnement de l’homme et du monde. L’enseignement que nous pouvons tirer des mots du Maharal, est que pour pouvoir réussir notre mission ici-bas, il nous faut mettre l’accent à la fois sur notre relation avec Hashem             (la cause) et sur celle avec notre prochain (la conséquence). Et ces relations doivent se fonder sur les trois vêtements de l’âme que le Tanya définit longuement, qui sont :

la pensée, la parole et l’action. Or, nous pouvons constater que la 1ère Table finit par l’action, et la 2nde commence par l’action ; c’est-à-dire que le lien parfait entre la conséquence et la cause, la créature et le créateur, l’homme et Hashem, se retrouve dans l’action concrète.

Que D.ieu nous Donne la force de pouvoir construire notre vie dans cette perspective, et grâce à cela arriver à bâtir une demeure fixe et éternelle pour D.ieu ici-bas avec la venue de notre juste Machia’h très prochainement, AMEN.

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NASSO – BIRKAT COHANIM: Cours des jeunes filles

Birkat Kohanim

 (Bamidbar chapitre 6; versets 22 à 27)

Extrait du cours de jeunes filles du 31 mai 2012

Hachem parla à Moché en ces termes : « Parle à Aharon et à ses fils en disant : ainsi vous bénirez  (כה תברכו)  les enfants d’Israël; vous leur direz:  »Que l’Éternel te bénisse et te protège! Que l’Éternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant! Que l’Éternel dirige Son regard vers toi et t’accorde la paix! »  Ils imposeront ainsi Mon nom sur les enfants d’Israël, et Moi Je les bénirai. »

 La Guematria (valeur numérique) de כה c’est כ=20 et ה=5, soit un total de 25.

Les Cohanim ont reçu 24 cadeaux et le 25e c’est ברכת כהנים, Birkat Cohanim, la bénédiction des cohanim. Car en bénissant, ils seront également bénis, comme il est écrit : « Je bénirai ceux qui te bénissent »

Cette Bera’ha est composée de 3 phrases :

  • Le 1er passouk contient  3 mots qui correspondent aux 3 Avot :  Avraham, Ytshak et Yaacov.
  • Le 2e passouk contient 5 mots qui correspondent  aux 5 Houmachim : Berechit, Chemot, Vayikra, Bamibar et Devarim
  • Le 3e passouk contient 7 mots qui correspondent aux 7 Cieux.

 Dans Birkat Cohanim, il y a une allusion aux différentes montées à la Torah :

  • Les 3 mots du 1er verset correspondent aux 3 personnes qui montent à la Torah pendant la semaine, le lundi et le jeudi : Cohen, Levy, Israël. (A Min’ha de chabbat, il y a également 3 montées : 1 Cohen, 1 Levy, 1 Israël)
  • Les 5 mots du 2ème verset correspondent aux 5 personnes qui montent à la Torah le Yom Tov : 1 Cohen, 1 Levy, 3 Israël
  • Les 7 mots du 3ème verset correspondent aux 7 personnes qui montent à la Torah le Chabbat matin : 1 cohen , 1 levy, et 5 Israël.

Cette bénédiction des Cohanim temine par : « et qu’Il t’accorde la paix- chalom- »

Pour qu’il y ait le chalom entre la tribu de Lévy (comprenant Cohen et Lévy ) et le reste du peuple juif, ils ont chacun le même nombre de montées à la Torah sur une semaine : 8 chacun :

Israël : 5 le Chabbat, 1 à Min’ha de Chabbat, et 2 le lundi et jeudi

Les leviim : 2 le chabbat, 2 à Min’ha de Chabbat, et 4 le lundi et jeudi

Comment se fait-il qu’Hachem a choisi les Cohanim pour nous bénir et qu’Il ne nous donne pas directement Sa bra’ha ?

Hachem est toujours prêt à donner Ses bénédictions, mais nous ne sommes peut-être pas toujours dignes de les recevoir. Nous les recevons donc par les Cohanim. Ceci présente d’ailleurs un gros avantage, car nous recevons les bénédictions les plus élevées, par un Cohen qui vient d’un niveau spirituel très élevé, de l’endroit où sont issues toutes ces brahot. Les Cohanim représentent le sujet de l’empressement –zrizout- (comme il est dit à propos du bâton de Aharon : « des amandes se développèrent » L’amande, étant le fruit qui pousse le plus vite symbolise la Kehouna (prêtrise)).  Ces bénédictions arrivent rapidement sur nous, sans un quelconque empêchement, même pour les personnes qui ne le méritent pas ! C’est une bra’ha inconditionnelle !

Il faut se tenir face aux Cohanims pendant la bénédiction, se concentrer et ne pas les regarder. En effet Hachem dit au peuple Juif : « bien que ce soit les Cohanim qui vous bénissent, les Bra’hot dépendent de Moi, Je Me tiens au-dessus d’eux pour vous bénir » Pendant que les Cohanim bénissent le peuple, ils ont les doigts écartés, et la Ché’hina – présence divine- passe entre leurs doigts.

Pendant la Beraha, nous pouvons  prier pour nos rêves : qu’Hachem réalise les bons comme ceux de Yossef Hatsadik, qu’Il transforme les mauvais.

On notera que chaque passouk de la Beraha commence par la lettre youd, י.

Si nous écrivons la lettre י en toute lettre nous obtenons : יוד. Dont la Guematria est de 10+6+4=2 X 10. C’est-à-dire 2 fois la lettre youd.

On peut dire que chaque phrase commence avec un youd caché et un youd dévoilé ; un pour le coprs et un pour la nechama-âme. Les Brahot sont doubles : pour le corps et pour l’âme.

Si nous additionnons tous ces youd, nous obtenons 20 X 3=60. Ce qui représentent les 60 lettres qui composent cette bra’ha. Chlomo Hameleh a gravé ces 3 Psoukim autour de son lit pour se protéger.

Lorsque les Cohanim prononcent ces mots, ces 60 lettres sont recueillies par 60 anges qui acceptent ces brahot prononcées par les Cohanim. Ils les amènent ensuite devant le trône de D. qui les accepte à Son tour, comme il est dit : «  Ils imposeront ainsi Mon nom sur les enfants d’Israël, et Moi Je les bénirai. » Les Cohanim seront donc très vigilants pour bénir le peuple, savoir Qui se trouve au-dessus d’eux et où vont aller les lettres qu’ils prononcent.

 

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